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Pour clore cette série, nous souhaitions simplement porter notre regard sur celles et ceux qui incarnent ces innovations et qui marquent l’histoire. Ces visages sont l’expression finale d’une chaîne d’excellence où l’ingénierie de pointe, la précision technique et le support opérationnel œuvrent dans l’ombre. Derrière chaque seconde de vol se conjugue le talent de milliers de femmes et d’hommes, transformant l’audace technologique en une réalité concrète au service de tous.
De Claudie Haigneré à Sophie Adenot, en passant par Jean François Clervoy et Thomas Pesquet, les astronautes français racontent une continuité rare, celle d’une excellence spatiale qui relie les premières missions habitées européennes aux ambitions du programme Artemis II.
Les Français de l’espace
Les parcours de ces astronautes français racontent une même exigence : former, tester, transmettre et préparer les prochaines étapes de l’exploration humaine, de l’ISS à la Lune.

Spationaute, ambassadrice et conseillère auprès du Directeur Général de l’ESA.
- Première femme française dans l’espace : elle réalise son premier vol en 1996 lors de la mission Cassiopée à bord de la station russe Mir.
- Première femme européenne à bord de la Station spatiale internationale (ISS) : en 2001, elle participe à la mission Andromède, devenant la première Européenne à intégrer la Station spatiale internationale.
- Formation d’élite : avant d’être sélectionnée par le CNES, elle était docteur en médecine, spécialisée en rhumatologie, et titulaire d’un doctorat en neurosciences.
« La compétition est là, mais c’est l’Humanité qui explore, et la France et l’Europe y ont une voix singulière. Nous sommes aujourd’hui à la veille de missions habitées vers des destinations lointaines, la Lune très bientôt, et il reste bien des défis à relever pour assurer la sécurité des infrastructures et des équipages. » — Claudie Haigneré, lors de la conférence organisée par les Amis de l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques à Toulouse, le 4 juin 2024.
Avec Claudie Haigneré, l’histoire spatiale française s’inscrit dans une double continuité : celle de la science, portée par son parcours médical et celle de l’Europe, dont elle incarne l’une des premières grandes figures habitées.
- Ambassadeur de Venturi Space – Rover Mona Luna 100 % européen.
- Réparateur du Hubble Space Telescope : lors de sa mission STS-103 en 1999, il a joué un rôle crucial dans la réparation et le remplacement des instruments du télescope spatial.
- Expert en robotique : reconnu pour sa maîtrise du bras robotique de la navette, il a totalisé plus de 675 heures dans l’espace au cours de ses trois vols.
- Formation d’élite : diplômé de l’École Polytechnique et de l’Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace (ISAE-SUPAERO), il est ingénieur général de l’armement et fondateur de la société Novespace Air Zero G.
« Absolument. Mona Luna est une façon pour l’ESA d’apprendre les technologies lunaires et d’être candidate au programme Artemis à la surface. Nous sommes déjà sur le “ chemin critique ” avec l’ESM qui fournit la propulsion, l’eau et l’oxygène au Orion Crew Module. Avec ces capacités de mobilité électrique, l’Europe pourra proposer une contribution significative directement sur le sol lunaire. » — Jean-François Clervoy, lors de la présentation du rover Mona Luna à la Cité de l’espace, le 31 mars 2026.
À travers Jean François Clervoy, l’héritage des missions habitées rejoint directement les enjeux du programme Artemis II : robotique, mobilité lunaire, coopération européenne et capacité à intervenir sur des systèmes complexes.

Astronaute de l’ESA et commandant de la Station spatiale internationale lors de la mission Alpha. Candidat pour les prochaines missions Artemis.
- Directeur Général de Novespace filiale du CNES spécialisée dans les vols Air Zero G. Ces vols paraboliques sont réalisés avec un Airbus A310.
- Recordman européen : il détient le record européen de la plus longue durée cumulée dans l’espace (396 jours) et du plus grand nombre d’heures en sortie extravéhiculaire.
- Commandant de l’ISS : en 2021, lors de sa mission Alpha, il devient le premier Français à prendre le commandement de l’ISS.
- Formation d’élite : ingénieur aéronautique diplômé de l’ISAE-SUPAERO, il était pilote de ligne pour Air France avant d’être sélectionné par l’ESA en 2009.
« Quand le sas s’ouvre, c’est la tête en avant que le premier à sortir (moi dans ce cas) accroche son filin et bascule dans le vide …» — Thomas Pesquet partage le 22 août 2025 une série de photos prises lors des trois sorties extravéhiculaires du mois de juin 2025.
Thomas Pesquet incarne aujourd’hui la visibilité contemporaine des astronautes français, mais aussi la continuité opérationnelle entre les missions en orbite basse et les futures ambitions lunaires européennes.

Astronaute de l’ESA. Elle est la deuxième femme française de l’histoire à intégrer le corps des astronautes européens, succédant ainsi à Claudie Haigneré, trois décennies plus tard.
- Première mission : affectée à la mission εpsilon, elle a décollé le 13 février 2026 pour rejoindre l’ISS.
- Relève de l’exploration spatiale : sélectionnée en 2022 parmi plus de 22 500 candidats, elle a officiellement reçu ses « ailes » d’astronaute en avril 2024 après une formation intensive au Centre des astronautes européens.
- Première pilote d’essai d’hélicoptères : elle est la première femme en France à avoir occupé ce poste au sein de la Direction générale de l’armement (DGA), accumulant plus de 3 000 heures de vol sur 22 types d’appareils.
- Formation d’élite : diplômée de l’ISAE-SUPAERO et titulaire d’un Master of Science du MIT, elle maîtrise l’ingénierie des systèmes spatiaux et les environnements complexes.
« C’est un immense honneur de porter les couleurs de la France et de l’Europe. Ce premier pas vers l’ISS n’est que le début d’une aventure qui nous mènera, je l’espère, à contribuer durablement aux futures étapes de l’exploration lunaire. » — Sophie Adenot, lors de l’annonce de sa première mission spatiale à Bruxelles, le 22 mai 2024.
Avec Sophie Adenot, une nouvelle génération d’astronautes français prend place dans l’histoire de l’exploration spatiale européenne, au moment où Artemis II ouvre un nouveau cycle vers la Lune.
Quand l’excellence devient transmission
Ces quatre trajectoires dessinent une même ligne de force : l’exploration spatiale ne repose pas seulement sur les technologies, mais sur celles et ceux qui savent les comprendre, les éprouver et les transmettre. À travers ces astronautes français, Artemis II apparaît aussi comme une histoire humaine, faite de science, de courage, de préparation et de continuité européenne.
Crédits visuels
Equipage Crew-12 © ESA / SpaceX
Claudie Haigneré © ESA
Jean François Clervoy © ESA / Novespace
Thomas Pesquet © ESA/NASA
Sophie Adenot © ESA / NASA
