Le vaisseau Orion de la mission Artemis II avec son module de service européen en orbite autour de la Lune, la Terre visible en arrière-plan

Artemis II : la France et le huitième continent

Partie 1/4

Ce reportage s’est imposé naturellement à Think.green tant il résonne avec notre ligne éditoriale : Curiosité.

Loin d’être une simple inclination d’esprit, la curiosité est ici le moteur premier de l’innovation. Elle est ce qui pousse nos ingénieurs et nos startups à regarder vers la Lune non pas comme un astre lointain, mais comme le miroir de nos défis terrestres. S’attarder sur Artemis II, c’est appliquer cette curiosité active à la recherche de solutions de survie en milieu extrême comme celles nécessaires à une future base lunaire — gestion des ressources rares, recyclage intégral, autonomie énergétique — pour mieux les transposer à notre propre biosphère.

C’est par ce détour en quatre parties que l’on redécouvre la planète Terre. En interrogeant l’inconnu lunaire, Think.green décrypte les technologies décisives qui dessinent au présent un avenir plus sobre et plus résilient ici-bas.

Artemis II, retour d’une mission historique

Le succès récent de la mission Artemis II marque une étape historique pour l’exploration spatiale, confirmant la fiabilité des technologies auxquelles la France et l’Europe contribuent. 

Un amerrissage parfait

Le 10 avril 2026, à 17h07, heure locale, le Orion Crew Module a amerri avec succès dans l’océan Pacifique, au large de la Californie. Ce retour marque la fin d’un voyage historique de dix jours autour de la Lune.

Un record de distance pour l’humanité

  • Record de 2026 : l’équipage s’est aventuré jusqu’à 406 771 km de la Terre, soit la distance la plus lointaine jamais atteinte par des êtres humains.
  • Avant la rentrée, la capsule s’est séparée du European Service Module (ESM). Ce module, pièce maîtresse de la propulsion et de la survie de l’équipage, a rempli sa mission à 100 %, prouvant l’excellence industrielle de l’European Space Agency et de ses partenaires français

Artemis II : le tour de la Lune en 10 jours © ESA

L’espace cis-lunaire atteint un point d’inflexion et devient un domaine d’expansion économique structuré. Le programme Artemis II en est l’illustration principale. Cette initiative internationale vise à établir une présence humaine durable sur la Lune, à préparer la future base lunaire et à exploiter ses ressources pour préparer l’exploration vers Mars. Sous l’impulsion de cette dynamique et des directives de l’European Space Agency(ESA), la France voit naître un écosystème de startups développant des chaînes de valeur souveraines. Cet article décrypte comment ces acteurs transforment les défis de l’exploration extrême en opportunités industrielles majeures pour la Terre.

« L’espace est devenu un domaine de compétition mondiale. Notre capacité à y agir librement est une condition de notre souveraineté nationale et européenne. » — Emmanuel Macron, Président de la République française.

Une nouvelle ère diplomatique

Coalition internationale

Si la National Aeronautics and Space Administration (NASA) est le maître d’œuvre, l’ESA est le partenaire critique sans lequel la mission ne peut techniquement avoir lieu. Au-delà du binôme, on retrouve :

  • Le Canada : l’Agence spatiale canadienne (ASC) fournit le Canadarm3, un système robotique intelligent indispensable à la station Gateway. Cette contribution essentielle a permis de sécuriser un siège pour l’agence nationale. C’est l’astronaute Jeremy Hansen, sélectionné pour son expertise et son parcours d’excellence, qui a été désigné pour représenter le pays au sein de l’équipage d’Artemis II.
  • Le Japon : la Japan Aerospace Exploration Agency (JAXA) est responsable de plusieurs composants de l’habitat de la station Gateway dont le i-Hab. La JAXA développe, en collaboration avec Toyota, un rover pressurisé révolutionnaire nommé Lunar Cruiser qui permettra aux astronautes de vivre et travailler sur la Lune sans combinaison pendant plusieurs jours.
  • Les Émirats arabes unis : le Mohammed Bin Rashid Space Centre (MBRSC) fournissent le sas de transfert Airlock de la station Gateway, garantissant ainsi leur place dans l’aventure lunaire.

Diplomatie et droit : les Artemis Accords, un club de 61 nations en 2026

Les Artemis Accords constituent un cadre diplomatique pour l’exploration pacifique et durable de l’espace. L’objectif est d’harmoniser les règles sur l’utilisation des ressources, la gestion des débris et la protection des sites historiques (comme ceux d’Apollo).

La signature de la France en juin 2022 permet de peser sur les futures normes de régulation de l’espace profond et de la gouvernance d’une base lunaire internationale.

  • Le cadre normatif et éthique : la France milite pour un « Code de la route » lunaire garantissant un accès équitable aux ressources et la protection du patrimoine historique de l’exploration.
  • Soft power technologique : en fournissant des briques critiques comme les sismomètres de MAÅGM ou les habitats pressurisés, la France s’assure une place décisionnelle au sein de la coalition internationale.

« Le fait que la France rejoigne le programme d’exploration Artemis marque un nouvel avancement dans la coopération spatiale que nous avons avec les États-Unis », déclarait le PDG du Centre National d’Études Spatiales (CNES) Philippe Baptiste à l’occasion de cette signature.

Signature des Accords Artemis entre responsables français et américains lors d’une cérémonie officielle en présence d’astronautes et de drapeaux internationaux

Juin 2022 : Philippe Baptiste, directeur général du CNES, et Bill Nelson, administrateur de la NASA (à droite), signent les Accords Artemis. La France est ainsi devenue officiellement le 20e pays à adhérer à cet accord de coopération internationale. © Recadrage par la Cité de l’espace d’une photo originale de la NASA/Keegan Barber

Diplomatie scientifique : le sanctuaire de l’IAU

L’exploration lunaire constitue une opportunité scientifique sans précédent pour l’astronomie. Sous l’égide de l’International Astronomical Union (IAU), la communauté internationale œuvre pour préserver la face cachée de la Lune, considérée comme le site le plus « silencieux » du système solaire pour la radioastronomie.

  • Protection radioélectrique : la France, via le CNES, soutient activement l’établissement de zones protégées pour garantir l’intégrité des observations futures.
  • Âge sombre de l’Univers : ce projet vise à installer des radiotélescopes capables de capter des ondes datant des origines du cosmos, indétectables depuis la Terre.
  • Lutte contre les interférences : la sanctuarisation de ce territoire permet d’isoler la recherche fondamentale des nuisances technologiques croissantes, assurant une précision exceptionnelle.

Héritage & continuité : 60 ans de présence française

L’expertise française sur la Lune s’appuie sur un héritage historique impulsé par Charles de Gaulle qui, en fondant le CNES en 1961, a affirmé la volonté d’indépendance stratégique de la France. Cette ambition a été concrétisée par Robert Aubinière, premier Directeur Général du CNES et architecte technique de la fusée Diamant, permettant à la France de devenir la troisième puissance spatiale mondiale en 1965.

Des réflecteurs laser pour les missions soviétiques Lunakhod (toujours opérationnels pour mesurer la distance Terre-Lune) aux expériences biologiques du programme Apollo, la France a maintenu une présence scientifique ininterrompue

 Cet ADN d’explorateur se prolonge aujourd’hui avec l’instrument DORN (détection de radon) sur la mission Chang’e 6 et la fourniture d’un sismomètre de pointe à la NASA, consolidant ainsi notre rôle de partenaire indispensable des grandes puissances spatiales. À travers Artemis II, la France se positionne déjà dans la chaîne de valeur de la future base lunaire.

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