À la croisée des Expositions universelles, de la recherche scientifique et des nouveaux modèles de tourisme, cet article s’inscrit dans les champs d’expertise de Think.Green et LuxuryBrands.Digital, Ici se rencontrent stratégie territoriale, durabilité et tourisme de luxe, notamment dans le secteur du yachting.
À partir de l’exemple de la restauration des récifs coralliens en mer Rouge mis en lumière lors de l’Exposition universelle d’Osaka 2025, cet article analyse comment l’Arabie Saoudite articule recherche marine, protection des écosystèmes et développement d’un yachting responsable à forte valeur ajoutée.
I. Restauration des récifs coralliens en mer Rouge : un enjeu écologique et scientifique
La mer Rouge constitue l’un des écosystèmes marins les plus spécifiques de la planète. Elle abrite des récifs coralliens d’une grande richesse, bien qu’exposés à des conditions environnementales extrêmes. Les températures élevées et la forte salinité caractérisent ce milieu exigeant, dans lequel certaines espèces de coraux ont développé des facultés d’adaptation rares.
Cette singularité mobilise la communauté scientifique internationale, faisant de la restauration des récifs coralliens en mer Rouge un champ d’étude prioritaire. Les récifs de la mer Rouge présentent une tolérance thermique supérieure aux autres régions tropicales. Cette résilience relative en fait un terrain d’étude privilégié pour comprendre l’adaptation au réchauffement climatique et définir les conditions de survie à long terme.
Au-delà de l’intérêt scientifique, ces récifs soutiennent une biodiversité essentielle et l’équilibre des écosystèmes côtiers. Dans une région promise à un développement accru, leur préservation suppose une connaissance approfondie des milieux, un suivi écologique continu et le recours à des méthodes de restauration fondées sur la recherche.
II. Corallium Marine Life Institute

Render du Corallium Marine Life Institute, centre de recherche dédié à l’étude et à la restauration des récifs coralliens en mer Rouge. © Red Sea Global
Structurer la recherche au cœur du développement touristique
Pour structurer cet effort, le Corallium Marine Life Institute a été créé au sein du projet AMAALA. L’institut constitue une plateforme scientifique dédiée à l’étude des écosystèmes et à la restauration des récifs coralliens en mer Rouge.
Le centre pilote des programmes de recherche sur la génétique des coraux et leurs capacités de résistance aux stress. Il assure le suivi scientifique à long terme pour évaluer l’efficacité des méthodes mises en œuvre, reliant directement les chercheurs aux décideurs publics.
Cette approche vise à intégrer la conservation dès la phase de conception des projets. Enfin, l’institut s’inscrit dans une logique de partage des connaissances : la science devient un outil central pour encadrer les usages et accompagner un développement touristique responsable.
III. La restauration des récifs coralliens en mer Rouge au cœur du pavillon saoudien à Osaka 2025

Structures de récifs coralliens imprimées en 3D présentées au pavillon saoudien lors de l’Exposition universelle d’Osaka 2025. © Rémy POURTIER
Des travaux scientifiques salués à l’échelle internationale : comment la recherche saoudienne sur les coraux a été présentée à l’Exposition universelle
À l’Exposition universelle d’Osaka, l’Arabie Saoudite a mis en avant les travaux de la KAUST (King Abdullah University of Science and Technology), université de recherche de référence dans le domaine des sciences marines et de l’environnement.
Le pavillon a présenté des méthodes de régénération innovantes, notamment l’usage de structures en impression 3D, illustrant les avancées concrètes de la restauration des récifs coralliens en mer Rouge à l’échelle internationale.
Ces travaux ont été salués à l’échelle internationale par le Prix de l’innovation du Bureau International des Expositions (BIE). Cette reconnaissance renforce la visibilité de l’Arabie Saoudite dans la recherche sur la protection marine et l’application concrète des protocoles scientifiques.
IV. L’Arabie Saoudite, un acteur pionnier de la protection marine

Plongée sous-marine au cœur des récifs coralliens de la mer Rouge, image issue de la série « Beneath the Surface » produite par Red Sea Global. © Red Sea Global
Le rôle des zones marines protégées dans la conservation
Depuis plusieurs années, l’Arabie Saoudite structure un effort scientifique majeur autour de la protection des écosystèmes, avec un accent sur la mer Rouge. La recherche menée par la KAUST améliore la compréhension des mécanismes de résilience des coraux et alimente des programmes de restauration des récifs coralliens en mer Rouge.
Cette production scientifique se traduit par des actions concrètes. La création de zones marines protégées, le renforcement du suivi environnemental et l’encadrement des usages côtiers témoignent d’une approche dépassant le cadre académique. L’objectif est de préserver les milieux marins tout en anticipant les impacts liés aux activités humaines dans une région à fréquentation croissante.
Cette stratégie est désormais intégrée aux grands projets de développement côtier du Royaume. Des acteurs comme Red Sea Global s’appuient sur les données disponibles pour orienter la conception des infrastructures et les règles d’exploitation. Inscrite dans les orientations de Saudi Vision 2030, cette démarche positionne l’Arabie Saoudite comme un territoire pilote dans l’élaboration de modèles de développement liant recherche et gestion durable des usages.
V. Vers un yachting responsable en mer Rouge
L’Arabie Saoudite anticipe les impacts du nautisme en intégrant des mesures environnementales dès la conception de ses destinations. L’objectif est de permettre un tourisme de luxe tout en limitant les pressions sur les milieux sensibles, grâce à une combinaison de réglementations et d’appui scientifique.
Parmi les mesures structurantes figurent l’identification de secteurs interdits au mouillage et la mise en place de systèmes d’ancrage écologiques. Les itinéraires de navigation sont définis selon les données environnementales disponibles afin de protéger les zones les plus fragiles.
Des projets comme AMAALA illustrent cette volonté. Le développement du yachting y est encadré par des standards élevés, définis avec les autorités de régulation. Portée par Red Sea Global, cette démarche vise à faire du yachting un usage compatible avec la préservation durable des milieux qui rendent l’expérience possible.
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Conclusion
L’exemple de la mer Rouge illustre une évolution dans la manière d’aborder la restauration des récifs, la protection marine et le développement du yachting. En s’appuyant sur la recherche de la KAUST, sur des infrastructures comme le Corallium Marine Life Institute et sur les zones protégées du Royaume, ce modèle fait de la préservation une condition du développement.
Ces dynamiques rejoignent les expertises de Think.Green et LuxuryBrands.Digital autour de l’innovation durable et de la structuration de projets complexes, où design, stratégie et responsabilité environnementale forment un ensemble cohérent.